MESROU, CARISE, ÉGLÉ.
Églé, soupirant.
Ah ! je m’ennuie déjà de son absence.
Carise
Églé, je vous trouve inquiète, ce me semble ; qu’avez-vous ?
Mesrou
Elle a même les yeux plus attendris qu’à l’ordinaire.
Églé
C’est qu’il y a une grande nouvelle ; vous croyez que nous ne sommes que trois, je vous avertis que nous sommes quatre ; j’ai fait l’acquisition d’un objet qui me tenait la main tout à l’heure.
Carise
Qui vous tenait la main, Églé ! Que n’avez-vous appelé à votre secours ?
Églé
Du secours contre quoi ? Contre le plaisir qu’il me faisait ? J’étais bien aise qu’il me la tînt ; il me la tenait par ma permission, il la baisait tant qu’il pouvait, et ne l’aurai pas plus tôt rappelé qu’il me la baisera encore pour mon plaisir et pour le sien.
Mesrou
Je sais qui c’est, je crois même l’avoir entrevu qui se retirait ; cet objet s’appelle un homme, c’est Azor ; nous le connaissons.
Églé
C’est Azor ? le joli nom ! le cher homme ! il va venir.
Carise
Je ne m’étonne point qu’il vous aime et que vous l’aimiez, vous êtes faits l’un pour l’autre.
Églé
Justement, nous l’avons deviné de nous-même. Azor, mon Azor, venez vite, l’homme !
Source : https://lesmanuelslibres.region-academique-idf.frTélécharger le manuel : https://forge.apps.education.fr/drane-ile-de-france/les-manuels-libres/francais-seconde/-/tree/master?ref_type=heads ou directement le fichier ZIPSous réserve des droits de propriété intellectuelle de tiers, les contenus de ce site sont proposés dans le cadre du droit Français sous licence CC BY-NC-SA 4.0 